CEYLON : Une fenêtre vers d’autres pensées

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Yoooo le phonographe !! Mais quelle est cette douce vibration qui te sort du cuivre ?!

Aujourd’hui, je vous propose au menu, un focus sur « Ceylon ». Et quelle intrigante découverte fût ce groupe ! Attiré d’abord par le titre « We cry » (en écoute juste en dessous ;-)), j’écoute, je clique, j’écoute… et me voilà embarqué, je ne sais plus où j’en suis. Une expérience musicale prononcée autant dans l’exploration des genres que dans la qualité instrumentale du jeu et de la compo. (Une grosse maîtrise bordel !!)

Ça chante anglais, français, ça plane, ça bouge et le tout dans une très belle cohérence, sur l’ensemble des titres et même à l’intérieur d’un même morceau . Quand j’ai compris que ça faisait un 1/4 d’heure que j’avais bugué sur le titre : « Keep Smiling » et bien ça m’a fait plaisir. Une musique planante surplombée d’une voix rock et d’une voix « folle » qui vous font partir mais certainement pas là où vous l’aviez pensé. (Juste écoute Maraiées Mortes et tu vas comprendre)

Par ailleurs, il serait important de souligner que l’écoute sur laquelle votre oreille est en train de glisser est une foutue prise live !!

Le plus notable dans leur identité est qu’au-delà de la reprise directe de codes d’autres cultures musicales, il y a la réappropriation moderne de lignes créatrices qu’on pu avoir certains groupes, dans le genre de BJM. Il s’en génère une musicalité, un goût de l’instant et de l’écoute en longueur. La musique prend le temps de se développer et de partir.  L’ensemble des titres proposés respirent dans ces idées-là et ça donne juste envie d’aller les voir en concert.

Encore bravo Ceylon pour ce beau travail et cette nouvelle facette sur le diamant de la musique.

 

« Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie. » – Les fenêtres